Premier Acte a comme mandat premier de favoriser la diffusion d'œuvres théâtrales issues d'artistes ou de regroupements professionnels dits de la relève ainsi que de projets autogérés en réunissant une série de spectacles dans une saison théâtrale présentée sous son égide. Premier Acte veut permettre à ces artistes de donner vie à leur projet de création qui serait, en d'autres circonstances, difficile à mettre au monde.
Les spectacles inscrits dans sa saison n'ont généralement pas accès aux autres structures de diffusion de la région de Québec. Ce sont souvent des productions à très petit budget pour lesquelles la mise en commun de ressources financières, humaines et techniques est essentielle pour en arriver à leur réalisation. Premier Acte se veut ainsi le lieu privilégié de diffusion de la jeune création théâtrale à Québec, un lieu d'expérimentation et de développement accessible et maintenant reconnu.
Même si son objectif premier est de favoriser la production de spectacles issus du milieu de Québec, Premier Acte peut aussi, à l'occasion, accueillir des productions de l'extérieur. De la même façon, Premier Acte veut permettre à des créateurs professionnels issus d'autres réseaux que celui du conservatoire d'art dramatique (majeure en théâtre de l'université Laval) de se tailler une place dans le paysage théâtral de Québec.
Les projets soumis sont évalués par un comité artistique formé des membres fondateurs et de praticiens reconnus. La valeur artistique du projet et son originalité comptent parmi les premiers critères de sélection. Les projets « hors normes » et novateurs y sont particulièrement favorisés et soutenus. Premier Acte veut en quelque sorte être le lieu où « tout est permis » dans la mesure où les budgets investis dans chaque production ne commandent pas nécessairement un grand rendement de billetterie.
Premier Acte sert enfin de tremplin permettant à de jeunes créateurs de se faire voir et à de nouvelles compagnies de se faire connaître. Tous ces objectifs et toutes ces orientations doivent évidemment contribuer à créer pour notre théâtre un projet artistique annuel de qualité, car nous voulons offrir une saison théâtrale dynamique, originale et représentative des tendances de la jeune création.
Conseil d'administration :
| Martin Genest Directeur artistique et metteur en scène |
Président |
| Philippe Soldevila Directeur artistique et metteur en scène |
Vice-président |
| Esther Charron Consultante |
Secrétaire |
| Luc Gosselin Gestionnaire culturel |
Trésorier |
| Agnès Zacharie Comédienne, auteure et directrice artistique |
Administratrice |
| Fanny Côté | Administratrice |
| Marie-Hélène Riverin | Administratrice |
| Marc Gourdeau | Directeur général |
| Isabelle Dionne | Adjointe administrative |
| Geneviève Boivin | Responsable des communications et du développement |
| Danielle Tétreault | Billetterie |
| Élodie Cuenot | Relations de presse et développement |
| Mathieu C.Bernard | Responsable technique |
Premier Acte a été fondé en 1994, par trois collectifs de la relève de l'époque, le Théâtre Sortie de Secours, le Théâtre du Mana et le Théâtre Les Enfants Terribles. Cette initiative est née de la volonté de ces compagnies émergentes de regrouper dans une saison et en un même lieu les spectacles de la relève théâtrale. Le contexte de l'époque, malgré une grande effervescence dans la création issue de la jeune génération, était peu favorable à la production et à la diffusion de ces spectacles, en raison spécialement du manque de lieux et de ressources financières.
De 1994 à 1999, Premier Acte se caractérisait essentiellement par une mise en commun de ressources humaines et financières qui permettait la location d'un lieu de spectacle au Centre International de séjour, la réalisation d'activités de communications communes et la gestion d'un petit parc d'équipements. La gestion bénévole de l'organisme était assumée tour à tour par les membres fondateurs et des artistes de la relève.
De 1999 à 2003, Premier Acte a connu des années de mutation qui l'ont amené tranquillement à devenir un diffuseur spécialisé à part entière. Ces années ont vu l'embauche d'un premier coordonnateur rémunéré, alors que les compagnies fondatrices se retiraient graduellement de ses activités quotidiennes. Au cours de ces années, les pratiques d'accueil ont évolué : l'équipe de Premier Acte a assumé davantage de responsabilités en réalisant plus d'activités liées aux communications et à la mise en marché; les conditions financières d'accueil se sont transformées pour devenir une réelle codiffusion. Ces années ont été marquées par une diversification des lieux de diffusion, faisant de Premier Acte un diffuseur sans domicile fixe. C'est aussi pendant cette période que Premier Acte a été reconnu et soutenu dans son fonctionnement par les gouvernements fédéral et provincial.
De 2003 à aujourd’hui, Premier Acte a connu une importante croissance, tant sur le plan du volume de diffusion que sur ceux des services offerts et du budget d'opération. C'est à l'automne 2003 que Premier Acte s'installe dans ses locaux actuels du Centre Culture et Environnement Frédéric Back. Pour une première fois, Premier Acte peut regrouper, sous un même toit, ses bureaux, une salle de répétition et une salle de spectacle de type « boîte noire » à configuration variable d'une capacité de 80 sièges. Premier Acte a enfin pignon sur rue au centre-ville.
À partir de là, Premier Acte est réellement passé du statut de regroupement à celui de diffuseur spécialisé autonome. Ses programmations comportent de 6 à 10 spectacles, ce qui constitue une centaine de représentations par saison. Durant cette période, Premier Acte prendra une place importante dans le milieu théâtral de Québec. Tant le public que les médias ou le milieu artistique le considèrent désormais comme un théâtre à part entière, bien positionné dans sa communauté.
Une fois bien installé dans ses locaux, Premier Acte a été en mesure de bonifier de façon marquée son offre de services aux collectifs qu'il a accueillis. La concentration des activités en un même lieu a aussi permis des contacts plus étroits, plus constants et plus significatifs avec les jeunes artistes, d'où un travail d'encadrement et d'accompagnement plus organique.
Simultanément, les conditions de production se sont améliorées au rythme des acquisitions d'équipements et de l'amélioration de la salle de spectacle.
Creuset, incubateur, tremplin, Premier Acte voit défiler en ses murs les forces vives de l'émergence théâtrale et est reconnu comme «le lieu» des découvertes à Québec. Plus que jamais, les spectacles qui y sont créés et les collectifs qui y voient le jour se retrouvent ultérieurement sur les autres scènes de Québec.
Le travail d'encadrement et de soutien aux jeunes collectifs s'affirme et se systématise pour conduire l'organisme à cofonder, en collaboration avec la compagnie Ex Machina, L'Annexe, centre de services artistiques. En opération depuis mai 2005, l'Annexe connaît une croissance phénoménale, et le nombre d'artistes et de collectifs qu'il soutient est important.
C'est aussi pendant cette période que le budget de Premier Acte connaît une importante croissance qui le porte maintenant au-delà des 300 000 $.